TPS : Ayanna Pressley mobilise face à la Cour suprême pour défendre plus d’un million de bénéficiaires

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Washington, 28 avril 2026 – Par Yves Cajuste (Source : Vidéo – Conférence de presse) — À la veille d’une audience décisive devant la Cour suprême des États-Unis, plusieurs élus fédéraux ont intensifié leur mobilisation pour défendre le statut de protection temporaire (TPS), menacé pour plus d’un million de bénéficiaires.

Réunis face à la Cour, la Députée fédérale (MA-07) Ayanna Pressley (7e district du Massachusetts), le sénateur Ed Markey, la sénatrice du Delaware Lisa Blunt Rochester, ainsi que la Députée fédérale Debbie Wasserman Schultz de la Floride ont dénoncé une décision qu’ils jugent à la fois illégale, inhumaine et économiquement dangereuse. Ils ont appelé les juges à « respecter la loi » et à préserver ce programme humanitaire essentiel.

Mme Pressley a ouvert la conférence en évoquant « plus d’un million de vies » menacées de déracinement. Elle a dénoncé une politique « cruelle et illégale » visant à renvoyer des familles vers des pays en crise comme Haïti, le Venezuela ou la Syrie. Selon elle, les bénéficiaires du TPS sont « déjà chez eux » aux États-Unis. Elle a également mis en avant leur rôle clé, notamment dans les soins de santé et les services sociaux.

Sénateur Ed Markey du Massachusetts

Le sénateur Markey a insisté sur l’importance des bénéficiaires du TPS dans l’économie américaine, en particulier dans le secteur du soin aux personnes âgées. Il a dénoncé « l’hypocrisie » d’un gouvernement qui considère certains pays trop dangereux pour les Américains tout en y renvoyant des migrants.

Sénatrice Blunt Rochester du Delaware

La sénatrice Blunt Rochester a souligné les enjeux économiques et sociaux du programme. Elle a rappelé que les bénéficiaires du TPS contribuent significativement à l’économie américaine et a évoqué l’inquiétude croissante des familles concernées face aux expulsions potentielles.

Debbie Wasserman Schultz, Députée fédérale (25e district de la Floride à la Chambre des Représentants à Washington)

La Députée fédérale Debbie Wasserman Schultz a, pour sa part, insisté sur les conséquences locales, notamment en Floride. Elle a averti qu’une suppression du TPS entraînerait des pénuries de main-d’œuvre et une désorganisation de secteurs essentiels.

Au-delà des élus, plusieurs intervenants issus du secteur des soins, d’organisations syndicales et de la société civile ont mis en garde contre les effets d’une suppression du TPS. Ils ont souligné la dépendance du système américain à la main-d’œuvre immigrée, en particulier dans l’accompagnement des personnes âgées et vulnérables.

Cette mobilisation s’inscrit dans une série d’initiatives menées par la représentante Pressley en faveur des bénéficiaires du TPS. À l’origine d’une pétition adoptée à la Chambre des représentants il y a deux semaines, elle a contribué à la formation d’une coalition bipartisane pour étendre le programme, notamment pour les ressortissants haïtiens. Elle a également participé au dépôt d’un mémoire juridique auprès de la Cour suprême, soutenu par plus de 180 membres du Congrès.

Très engagée sur la question haïtienne, l’élue du Massachusetts multiplie les initiatives pour empêcher le renvoi de milliers de familles vers Haïti, confronté à une grave crise sécuritaire. Elle met en avant le rôle central des bénéficiaires du TPS dans les secteurs des soins de santé et des services sociaux, et affirme que leur protection relève à la fois d’un impératif moral, économique et humain.