Washington, 1er septembre 2026 – InfoHaïti.net – Les représentantes démocrates Ayanna Pressley (Massachusetts) et Yvette D. Clarke (New York), coprésidentes du House Haiti Caucus, ont dénoncé hier lundi les mesures de l’administration Donald Trump concernant les ressortissants haïtiens et ce qu’elles qualifient de « déshumanisation » de leurs communautés.
Selon leur communiqué, plus de 350.000 Haïtiens seraient exposés à une perte d’emploi et à une modification de leur situation migratoire. Les deux parlementaires appellent le Sénat à adopter une législation visant à rétablir le Statut de protection temporaire (TPS) pour Haïti.
Les deux élues reprochent à l’administration Trump d’avoir adopté une politique particulièrement sévère à l’égard des Haïtiens, dans un contexte de forte dégradation de la situation sécuritaire en Haïti.
« Des milliers d’Haïtiens sont aujourd’hui menottés parce que Donald Trump a décidé que leur vie constituait un crime », affirment-elles, estimant que les personnes concernées « n’ont enfreint aucune loi ».
Pressley et Clarke soulignent également ce qu’elles présentent comme un contraste entre les mesures migratoires américaines et les avertissements de Washington concernant les déplacements vers Haïti. Elles rappellent que les autorités américaines considèrent le pays comme dangereux pour les voyageurs, notamment en raison de la violence des groupes armés.
Les deux parlementaires font état de plusieurs épisodes récents de violence ayant, selon elles, fait des dizaines de morts et entraîné des enlèvements. Elles affirment également que certains ressortissants haïtiens ayant quitté les Etats-Unis dans le cadre des mesures migratoires récentes auraient été tués après leur arrivée en Haïti. Le communiqué ne fournit toutefois pas de précisions sur l’identité des personnes concernées ni sur les circonstances de ces décès.
Appel au Sénat
Pressley et Clarke demandent au Sénat d’examiner leur proposition de loi visant à rétablir la protection accordée aux ressortissants haïtiens. Le TPS permet aux ressortissants de certains pays confrontés à des conflits armés, catastrophes naturelles ou conditions exceptionnelles de rester temporairement aux Etats-Unis et, sous certaines conditions, d’obtenir une autorisation de travail.
« La cruauté envers les Haïtiens est un choix politique », déclarent les deux élues, appelant le Congrès à intervenir.
Ayanna Pressley, représentante du 7e district du Massachusetts, dont la circonscription compte une importante communauté haïtienne, invite les personnes concernées à contacter son bureau pour obtenir des informations et une assistance sur leur situation migratoire.





