Port-au-Prince, 22 septembre 2026 – Par YPM, InfoHaïti.net – À moins de trois mois du premier tour des élections générales, fixé au 13 décembre par le Conseil électoral provisoire (CEP), 628 755 électeurs étaient inscrits au 21 septembre, soit un peu plus de 10 % de l’objectif annoncé de six millions d’inscrits. Sept candidatures à la présidence ont également été enregistrées sur la plateforme électorale, ainsi que 162 au Sénat et 419 à la Chambre des députés, selon les données communiquées par l’institution électorale.
Le CEP indique par ailleurs que 1 285 centres d’inscription et de vote (CIV) sont désormais opérationnels à travers le pays. Les opérations d’enregistrement, lancées progressivement les 20 et 21 juillet dans neuf départements, puis le 30 juillet dans celui de l’Ouest, doivent se poursuivre sur l’ensemble du territoire.
Le nombre d’inscriptions demeure toutefois très inférieur à l’objectif fixé par l’institution électorale. Avec 628 755 personnes enregistrées au 21 septembre, près de 90 % de la cible reste à atteindre, alors que le calendrier prévoit la tenue du scrutin dans moins de trois mois.
Parallèlement, l’enregistrement des candidatures et le dépôt des pièces requises doivent se poursuivre jusqu’au 9 octobre 2026. À ce stade du processus, le nombre de prétendants aux différentes fonctions électives pourrait donc encore augmenter.
Le calendrier publié par le CEP prévoit un premier tour des élections présidentielle et législatives le 13 décembre 2026, suivi, si nécessaire, d’un second tour le 21 février 2027. Sa mise en œuvre demeure cependant conditionnée à l’instauration d’un climat sécuritaire jugé acceptable et à la mobilisation des ressources financières nécessaires.
À moins de douze semaines du vote, la faiblesse du taux d’inscription alimente les interrogations sur la capacité des autorités électorales à respecter l’échéance annoncée. Au rythme d’enregistrement constaté jusqu’ici, le CEP devra accélérer sensiblement les opérations pour se rapprocher de son objectif de plus de six millions d’électeurs.
La situation sécuritaire constitue un autre obstacle majeur. Plusieurs axes routiers restent sous l’influence de groupes armés, tandis que certaines zones des départements de l’Ouest, de l’Artibonite et du Centre, notamment le Plateau central, demeurent difficiles d’accès.
Dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, l’emprise des groupes armés limite en outre les déplacements de la population et complique l’installation des structures électorales. Le lancement des inscriptions dans la capitale, fin juillet, n’avait concerné dans un premier temps que plusieurs quartiers considérés comme relativement sûrs, sur fond d’inquiétudes quant au caractère inclusif et crédible du scrutin.
La capacité du CEP à étendre les inscriptions, à déployer le matériel et le personnel électoraux et à garantir un accès sécurisé aux bureaux de vote apparaît ainsi comme l’un des principaux défis à l’approche du 13 décembre.





