Michel Martelly revient dans la course présidentielle malgré les sanction internationales

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Michel Joseph Martelly,

Port-au-Prince – 23 Septembre, 2026 – YPM, InfoHaïti.net – Michel Joseph Martelly, ancien président d’Haïti de 2011 à 2016, effectue un retour remarqué sur la scène politique nationale. Il a officiellement enregistré sa candidature à la présidence sous la bannière du regroupement politique “DEBLOKE”, dans le cadre du processus électoral en cours.

Cette démarche intervient après plusieurs allers-retours de l’ancien chef de l’État dans le pays et relance les débats autour des affaires politiques et publiques. Le CEP a, de son côté, annoncé que les formalités d’inscription en ligne et de dépôt des pièces des candidats se poursuivent, avec un délai prolongé jusqu’au 9 octobre 2026.

Le retour de Michel Martelly est diversement interprété dans les secteurs politiques et sociaux. Pour ses partisans, sa candidature traduit une volonté de participer à nouveau au débat national et de solliciter le suffrage populaire.

Pour d’autres acteurs, elle soulève d’importantes interrogations en raison notamment des sanctions internationales dont il fait l’objet. Les États-Unis l’ont sanctionné en août 2024 en l’accusant notamment d’avoir facilité le trafic de stupéfiants, d’avoir participé au blanchiment de revenus illicites et d’avoir soutenu des gangs en Haïti ; Martelly figure également sur la liste canadienne des personnes visées par les mesures de sanctions contre Haïti. Ces accusations et mesures internationales constituent désormais un élément majeur du débat autour de sa candidature.

Aujourd’hui, le retour de Michel Martelly place le Conseil électoral provisoire devant l’examen de son dossier au même titre que celui des autres prétendants, conformément aux règles du processus électoral. Avec plusieurs candidatures déjà annoncées et un scrutin présidentiel prévu en décembre 2026, la question n’est donc plus seulement celle du retour de l’ancien président, mais aussi celle de la capacité de l’institution électorale à déterminer, dans le respect des normes applicables, qui pourra effectivement briguer la magistrature suprême.