Intelligence artificielle : Maura Healey appelle à renforcer les exigences de sécurité et de transparence

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Boston – 18 Septembre 2026 – InfoHaïti.net – Source : Communiqué de Presse – La gouverneure du Massachusetts, Maura Healey, a demandé que le projet de loi de développement économique Mass Wins Act, actuellement examiné par une commission bicamérale de la législature de l’État, comporte des dispositions contraignantes en matière de sécurité et de transparence pour les systèmes d’intelligence artificielle les plus puissants, selon un communiqué publié par son bureau de presse.

La gouverneure préconise notamment la mise en place d’évaluations indépendantes des modèles d’intelligence artificielle les plus avancés, ainsi qu’un renforcement des obligations imposées aux entreprises pour signaler les incidents graves liés à leur fonctionnement.

Ces recommandations prolongent les prises de position exprimées quelques jours plus tôt par Maura Healey en faveur d’un encadrement accru et d’une supervision indépendante du secteur, alors que les systèmes d’intelligence artificielle connaissent un développement rapide et une diffusion croissante dans l’économie et les services publics.

Dans une lettre adressée aux membres de la commission chargée d’harmoniser les versions du texte adoptées par les deux chambres de la législature du Massachusetts, la gouverneure plaide pour l’élaboration d’un cadre réglementaire susceptible de protéger la population tout en préservant la capacité d’innovation des universités, des chercheurs et des entreprises de l’État.

« L’intelligence artificielle possède un potentiel considérable pour accélérer les découvertes scientifiques, renforcer des secteurs essentiels, améliorer les services publics et créer de nouvelles perspectives pour les entreprises et les habitants du Massachusetts », a déclaré Maura Healey, citée dans le communiqué.

La gouverneure a toutefois souligné que le rythme soutenu des progrès accomplis dans ce domaine soulevait d’importantes questions relatives à la sécurité, à la responsabilité des entreprises, à la protection de la vie privée, aux droits civiques, à l’avenir du travail et à la confiance de la population.

« Nous ne pouvons pas permettre à cette technologie de progresser plus rapidement que notre capacité à mettre en place les garanties appropriées », a-t-elle averti. « La responsabilité de la gestion de ces risques ne peut pas non plus reposer uniquement sur les entreprises technologiques. Une action vigoureuse est nécessaire tant au niveau des États qu’à l’échelon fédéral. »

La première mesure proposée concerne la création d’un dispositif permettant à des organismes indépendants d’évaluer la sécurité des modèles d’intelligence artificielle les plus performants. L’objectif est de ne plus laisser aux seules entreprises qui développent ces technologies le soin de déterminer si leurs systèmes présentent des garanties suffisantes avant leur mise sur le marché ou leur déploiement à grande échelle.

Maura Healey appelle également les autorités publiques, les acteurs du secteur technologique et les établissements universitaires à coopérer afin d’établir des normes de sécurité solides et de développer l’expertise nécessaire à la conduite de ces évaluations.

Ces dispositions s’appuieraient sur certaines mesures figurant déjà dans la version du Mass Wins Act adoptée par le Sénat du Massachusetts. La gouverneure souhaite toutefois que le texte définitif aille plus loin dans la mise en place de mécanismes de contrôle et de responsabilisation.

Le second volet de ses recommandations porte sur le signalement des incidents graves. Le dispositif proposé obligerait les entreprises à informer plus rapidement les autorités lorsqu’un système d’intelligence artificielle provoque ou risque de provoquer des conséquences sérieuses.

Selon le communiqué, une transmission plus précoce de ces informations donnerait aux pouvoirs publics une meilleure visibilité sur les risques émergents et leur permettrait d’intervenir avant qu’un incident ne porte préjudice à un nombre plus important de personnes.

L’initiative du Massachusetts intervient alors que plusieurs États américains commencent à adopter leurs propres cadres juridiques pour réglementer les systèmes d’intelligence artificielle dits « de pointe », une catégorie qui englobe les modèles les plus sophistiqués et potentiellement les plus dangereux. La Californie, l’État de New York et l’Illinois ont notamment adopté des dispositions concernant les protocoles de sécurité, la transparence et le signalement des incidents critiques.

Par cette démarche, l’administration Healey-Driscoll entend concilier la protection de la population et le maintien de la position du Massachusetts parmi les principaux pôles américains de recherche et d’innovation technologique.