Boston, 7 Janvier 2026- PAR YVES CAJUSTE, InfoHaïti.net – Selon une note de presse publiée mardi par l’administration Healey-Driscoll, la gouverneure du Massachusetts, Maura Healey, a annoncé une série de mesures destinées à renforcer l’économie maritime de l’État et à assurer la vitalité à long terme de ses ports, zones portuaires et fronts de mer.
Au cœur de cette initiative figure la signature d’un décret exécutif réorganisant le Seaport Economic Council (Conseil économique des ports), avec une mission et une composition renouvelées, ainsi que l’annonce de plus de 16,7 millions de dollars de subventions pour l’exercice budgétaire 2026.
Ces annonces, détaillées dans le communiqué officiel, ont été présentées dans la matinée lors d’une réunion du Conseil tenue au centre de conventions John B. Hynes, en marge du New England Boat Show à Boston. À cette occasion, la lieutenante-gouverneure Kim Driscoll, présidente du Conseil, a procédé à la prestation de serment des nouveaux membres et salué les recommandations de financement destinées à 21 projets répartis sur l’ensemble du littoral du Massachusetts.
D’après la note de presse, ces décisions s’inscrivent dans le prolongement de la loi Mass Leads Act de 2024, qui a reconduit le Seaport Economic Council pour dix ans avec une enveloppe globale de 100 millions de dollars. L’administration Healey-Driscoll entend ainsi consolider une « économie bleue » résiliente, capable de soutenir l’emploi local, le tourisme et la santé des écosystèmes marins, tout en préparant les communautés côtières aux effets du changement climatique et de la montée du niveau de la mer.
« Le Massachusetts est un État maritime, et nos ports, nos havres et nos fronts de mer actifs sont essentiels à notre économie et à nos communautés », a déclaré la gouverneure Maura Healey, citée dans le communiqué. « Nous prenons aujourd’hui des mesures pour que le Conseil économique des ports soit en mesure de répondre aux défis actuels, en soutenant des emplois de qualité, en modernisant les infrastructures côtières et en aidant nos communautés à croître tout en planifiant leur résilience climatique et leur durabilité à long terme. »
Pour la lieutenante-gouverneure Kim Driscoll, également citée dans la note, les villes et communes côtières se trouvent « en première ligne des opportunités économiques comme des effets du changement climatique ». « En actualisant la mission du Conseil et en intégrant de nouvelles voix issues de l’ensemble de l’économie maritime, nous renforçons notre partenariat avec les élus locaux et nous nous assurons que les investissements de l’État répondent aux besoins réels de nos ports, de nos zones portuaires et de nos communes côtières », a-t-elle souligné.
La réforme du Conseil, telle que décrite dans le communiqué, vise à rationaliser sa composition tout en garantissant une expertise ciblée sur les principaux piliers de l’économie maritime, notamment le tourisme côtier, la pêche, la plaisance et le transport maritime. Le Conseil aura pour mission de conseiller la gouverneure et la lieutenante-gouverneure sur la coordination de la planification côtière, le développement économique durable, la création d’emplois, la protection des actifs littoraux et l’alignement des programmes et investissements publics sur les besoins des communautés côtières. La résilience climatique et la prise en compte de la montée des eaux devront désormais être intégrées à chaque décision d’investissement.
Le secrétaire au Développement économique, Eric Paley, vice-président du Conseil, a salué, selon la note de presse, une nouvelle structure permettant des décisions « plus intelligentes et mieux coordonnées ». « Elle nous donne les moyens d’aligner plus efficacement les programmes de l’État, les financements et la réglementation avec les réalités économiques des communautés côtières et des entreprises qui dépendent de nos infrastructures maritimes », a-t-il déclaré.
Outre la réorganisation du Conseil, l’administration a annoncé, toujours selon le communiqué, des recommandations de subventions pour l’exercice 2026 totalisant 16,7 millions de dollars. Ces fonds soutiendront des projets de planification économique maritime, d’amélioration des infrastructures portuaires et de terminaux, ainsi que des équipements dédiés à la plaisance et au tourisme côtier. Une partie des financements est également destinée aux études et autorisations de dragage, essentielles pour la sécurité de la navigation et la résilience à long terme des côtes.
Parmi les projets mentionnés figurent des investissements dans les ports de Boston, Gloucester, Plymouth, Newburyport et New Bedford, ainsi que des améliorations d’infrastructures à Hyannis, Fall River, Salem, Weymouth et Wellfleet. Les montants alloués vont de moins de 100 000 dollars pour des études préparatoires à plus de 2,6 millions de dollars pour des projets majeurs de modernisation portuaire.
Depuis sa création en 2015, le Seaport Economic Council a investi plus de 116 millions de dollars dans les 78 communautés côtières du Massachusetts. Selon l’administration Healey-Driscoll, ces nouveaux engagements financiers visent à moderniser les chaînes d’approvisionnement, soutenir les économies locales et préparer les territoires littoraux aux défis climatiques à venir.
« Le succès du Massachusetts — qu’il s’agisse de l’éducation, de la santé ou de l’innovation — repose sur des communautés fortes et dynamiques », a rappelé Kim Driscoll dans la note de presse. « Et cela commence, plus que jamais, par des villes et des ports côtiers capables de se projeter dans l’avenir. »





