Port-au-Prince (Haïti), 5 février 2026 – Par YPM – À moins de 72 heures de l’expiration du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), l’incertitude politique se cristallise en Haïti, où des options institutionnelles concurrentes émergent afin de prévenir un vide du pouvoir à l’approche de l’échéance du 7 février.
À mesure que le compte à rebours s’accélère, certains acteurs politiques privilégient un recours à la Cour de cassation, misant sur la mise en place d’une gouvernance bicéphale conduite par un magistrat de cette haute juridiction. Cette option, évoquée dans plusieurs cercles politiques, s’inscrirait dans une logique de continuité institutionnelle à partir du 7 février, date symbolique marquant la fin officielle du mandat du CPT.
Parallèlement, une autre initiative cherche à désamorcer la crise avant l’échéance. Portée par une frange des conseillers-présidents du CPT, cette démarche a donné lieu à des assises réunissant plusieurs personnalités politiques, avec pour objectif de dégager un consensus sur une nouvelle architecture de l’exécutif. À l’issue de ces rencontres, un processus d’inscription a été lancé mercredi pour les postes de président et de Premier ministre, traduisant la volonté d’aboutir rapidement à une configuration alternative du pouvoir.
Selon la résolution adoptée au terme de ces assises, un nouveau collège présidentiel serait envisagé. Il comprendrait un représentant des membres du CPT, un représentant de la Cour de cassation ainsi qu’une personnalité issue de la société civile. Deux trajectoires institutionnelles se dessinent ainsi à l’approche de l’échéance, dans un contexte marqué par une forte fragilité politique et sécuritaire.
Derrière ces scénarios divergents, une même urgence domine : éviter un vide institutionnel aux conséquences imprévisibles pour un pays déjà confronté à une crise multidimensionnelle, mêlant instabilité politique, insécurité chronique et paralysie des services publics.





