Port-au-Prince – 8 Janvier 2026 – Par YPM, InfoHaïti.net – Des forces de sécurité haïtiennes ont mené, depuis le début de la semaine, une série d’opérations conjointes dans plusieurs zones sensibles de la capitale, notamment à Bel Air, ont indiqué des sources sécuritaires, dans un contexte de renforcement de la lutte contre les groupes armés.
Ces interventions ont mobilisé des unités de la Police Nationale d’Haïti, appuyées par la Force de suppression des gangs et une task force spécialisée. Elles se sont déroulées dans plusieurs secteurs du centre-ville, du Bas de la ville jusqu’au quartier de Bel Air, selon des témoignages recueillis sur place.
D’après ces sources, les opérations ont inclus l’utilisation de drones et donné lieu à des affrontements avec des groupes armés. Plusieurs individus présentés comme membres de gangs auraient été neutralisés, sans bilan officiel communiqué à ce stade par les autorités.
Les actions se sont également étendues à la zone de la rue du Magasin de l’État, illustrant l’ampleur géographique de cette offensive sécuritaire menée dans des quartiers longtemps sous contrôle de groupes criminels.
Parmi les résultats annoncés figure la libération de plusieurs personnes retenues en otage à Bel Air, dont trois membres d’une même famille. Les forces de l’ordre ont par ailleurs procédé à la saisie d’armes et de munitions, réduisant, selon les autorités, les capacités opérationnelles des groupes armés dans la zone.
Ces opérations s’inscrivent dans le cadre des engagements pris par les autorités de transition pour reprendre le contrôle des axes stratégiques de la capitale. Le secrétaire d’État à la Sécurité publique, Mario Andresol, a réaffirmé l’objectif de démanteler les postes de péage illégaux érigés par les gangs et de restaurer la libre circulation, avec une échéance fixée au 7 février 2026.
Parallèlement, des signes de reprise progressive de la vie quotidienne ont été observés dans certains espaces publics. Au Champ-de-Mars, vaste place située au cœur de Port-au-Prince et largement désertée ces derniers mois en raison de l’insécurité, des commerçants et des passants ont de nouveau été aperçus depuis le début de l’année.
Ce retour timide d’activités est perçu par plusieurs habitants comme un effet indirect de la pression accrue exercée par les forces de sécurité sur les groupes armés, même si la situation demeure volatile et que les autorités appellent à la prudence.





