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Quatre (4) immigrants originaires du Brésil, d’Haïti, du Panama et de la Somalie ont été honorés hier soir (Vendredi 28 Février) à la Mairie de Boston par le Conseil Municipal pour leur contribution à l’intégration des minorités culturelles et l’ancienne sénatrice Linda Dorcéna Forry pour 20 ans de service public dans le Massachusetts. Organisée par les quatre (4) conseillères de couleur (Ayanna Pressley, Andréa Campbell, Lydia Edwards et Kim Janey) à l’occasion de la clôture des activités marquant la célébration du Mois des Noirs aux Etats-Unis, la cérémonie de remise de certificats aux récipiendaires était à contre-courant du discours anti-immigrant de l’actuel occupant du “Bureau Ovale” à Washington.

Ayanna Pressley, conseillère municipale et candidate à la députation au Congrès des Etats-Unis dans le 7ème District législatif face à Michaël Capuano du Massachusetts,  ne s'est pas contentée  de partir en guerre contre “la rhétorique raciste et de division du président des Etats-Unis. Elle va plus loin en soulignant les mesures adoptées par l’actuelle administration pour couper en quelque sorte  les vivres aux réfugiés et réduire les quotas d’immigration légale. “Une proposition pésentée cette semaine va réduire de 64 % le nombre d’immigrants légaux noirs aux Etats’Unis” a souligné Ayanna Pressley.

L'histoire est une horloge que les gens utilisent pour raconter leur temps politique et culturel de la journée” John Henry Clarke

“Black Immigrants are not new to Boston” a lancé l’ex- députée du Massachusetts, Marie St-Fleur (1999-2011)  prenant la parole à titre d’oratrice principale de la soirée de clôture de la célébration de l’histoire des Noirs aux Etats-Unis par le Conseil Municipal de la Ville de Boston. “ Nous avons aidé à construire NOTRE  ville de Boston avec notre sueur, nos larmes ..... notre joie” a martelé plus loin l’ancienne conseillère du Maire Thomas Menino en retraçant la presence dans la capitale du Massachusetts dès la première moitié du 17ème siècle d’immigrants en provenance notamment des Antilles britanniques.

Paraphrasant le célèbre historien noir de l’Alabama John Henry Clarke, Marie St-Fleur attire l’attention sur le fait que “ l'histoire n'est pas tout. C'est un point de départ. L'histoire est une horloge que les gens utilisent pour raconter leur temps politique et culturel de la journée, une boussole pour se retrouver sur la carte géographique humaine. Elle indique (cette boussole) là où ils (les gens) sont et surtout où ils doivent être”.

Cette référence à la description de l’histoire par le panafricaniste John Henry Clarke est-elle un message à la génération politique montante, et à tous les immigrants en faveur d’une meilleure appréciation/compréhension des sacrifices endurés par ceux qui les ont précédés pour construire cette nouvelle ville de Boston ?  Est-elle tout simplement un appel à la vigilance, un rappel à la motivation pour de nouvelles conquêtes ?

Marie St-Fleur a été introduite par Andréa Campbell (4ème District)  présidente du Conseil Municipal de la ville de Boston

Honoré pour son activism en faveur de l’accès aux soins de santé ou sa passion pour la prévention en matière de santé ?

Les haïtiens qui vivent dans la région depuis plus de 30 ans se rappelent aujourd’hui encore le combat mené par des médecins haïtiens (Dr Georgette Jeanty, Pérez Nazaire, Dr Nicole Prudent, Dr Jean S Bonnet, Dr Eustache Jean-Louis etc …) contre les errements du système de santé publique américain  par rapport à l’origine du SIDA.  Il fallait non seulement affronter la communauté scientifique du pays d’accueil qui disposait de tous les moyens pour imposer une théorie approximative frisant tout simplement le racisme mais aussi le système politique qui ne faisait que réagir aux pulsations de la rue et des médias qui publiaient à longueur de journée les notes du CDC (Center for Disease). Même au niveau de la communauté haïtienne dans le Massachusetts particulièrement dans les milieu religieux conservateurs, Dr Bonnet et ses autres collègues n’avaient pas que des amis. Défendre les intérêts des compatriotes infectés par le virus et affectés par le comportement de rejet des uns et des autres n;était pas chose facile à un moment où les ressources était extrêmement limitées.

“Même nos interventions éducatives sur l’unique émission de radio à l’époque n’était pas appréciée par certaisn secteurs” se rappelled Dr encore Dr Bonnet. “On nous associait au système que nous combattions. On nous accusait de recevoir de l’argent pour propager de mauvaises nouvelles sur nos compatriotes. Ce n’était pas du tout facile”.

Les temps ont changé à cause des traitements antirétroviraux et la trithérapie. Le SIDA ne tue plus rapidement en masse comme avant.Dr Jean Saint Fort Bonnet s’engage sur un autre front: priorité à la prevention.

Dès ses premiers pas au Centre de santé de Codman Square à Dorchester jusqu’à sa clinique privée à Hyde Park en passant par Carney Hospital, Dr Bonnet a fait de la prévention son leit-motiv.
“Je n’ai pas inventé cette approche. Je ne fais que la priviléger dans mes rapports avec mes patients. Ce n’est pas toujours facile. Je fais de mon mieux pour convaincre car sans leur participation, les résultats escomptés ne seront pas au rendez-vous".

 

 

 

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