Par Jean Monard Metellus InfoHaiti.net - (Mardi 26 Août 2008) - La métropole du Sud était la première à se mobiliser au début du mois d’Avril dernier contre la vie chère et pour dénoncer le laxisme et l’immobilisme du gouvernement de Jacques-Edouard Alexis face à la situation. Aujourd’hui encore, la ville des Cayes est au-devant de la scène pour critiquer la lenteur du chef de l’Etat à opérer les réformes nécessaires au sein de l’Etat et changer les conditions générales d’existence de la population.
Hier lundi et ce mardi, les cayens étaient dans les rues pour crier leurs frustrations et amertumes devant cette situation pour le moins dramatique qui va obliger des milliers de parents à garder à la maison les enfants à l’occasion de la rentrée de Septembre à cause de leurs situations économiques précaires. Nouveauté par rapport au mouvement du mois d’Avril, le fusible Alexis n’est plus là, les manifestants s’en sont directement pris au président René Préval accusé d’être le principal responsable de la situation de paralysie actuelle.
« Abas Préval », ont en effet scandé les manifestants qui estiment que le chef de l’Etat doit se retirer s’il ne sent pas le courage, ni la capacité de mener à bon port les destinées de ce pays. Par deux fois, hier et ce mardi, le mouvement de protestation des cayens a été dispersé par les soldats de la mission de stabilisation des nations unies en Haïti (MINUSTAH) |
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