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Samedi 28 Juin 2008 |
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| Jean Monard Metellus - (Port-au-Prince, Haiti) | ||||
Ranmase en Floride : |
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Concernant le choix de Michelle Duvivier Pierre-Louis pour le poste de premier ministre, Samuel Madistin a dit ne pas avoir de position arrêtée sur la personne en raison du fait qu’il ne l’a pas vraiment connue et n’a pas une expérience de travail avec la directrice de la FOKAL. Toutefois, Me Madistin estime que la personnalité du premier ministre importe peu car, la vraie question c’est de savoir si elle aura toute la latitude et l’autorité nécessaire pour travailler et laisser son empreinte à la Villa d’Accueil. En effet, pour l’ancien sénateur de la République, René Préval n’est pas un homme qui va facilement laisser son premier ministre agir en toute indépendance. Evans Paul n’est pas lui non plus contre le choix mais, il n’a pu s’empêcher de s’interroger sur l’entêtement du chef de l’Etat à choisir des hommes et femmes de son sérail pour la primature. De plus, a déploré l’ancien maire de la capitale, on prend souvent plaisir à critiquer les hommes politiques alors que des figures de la société civile n’ont pas fait mieux devant le parlement quand ils sont choisis pour le poste de premier ministre par le président René Préval. L’ancien candidat à la présidence fait surtout référence à Ericq Pierre et à Robert Manuel. Grégoire Eugène s’est lui-même gardé de critiquer ou d’avaliser le choix arguant qu’il n’a pas encore vu Mme Duvivier à l’œuvre et qu’il se réserve le droit de la clouer au pilori si, au cas où elle aurait obtenu la bénédiction du parlement, elle n’aurait pas comblé les immenses attentes placées en elle. Stanley Lucas est lui enthousiaste pour le choix seulement, il croit que Mme Pierre Louis n’aura aucune chance si le président Préval ne se décide d’engager rapidement les négociations avec les forces politiques au parlement, particulièrement la CPP (Coalition des Parlementaires Progressistes) pour lui permettre de franchir ce cap. Stanley Lucas qui n’a pas la réputation d’un plaisantin dans ses attaques contre le président René Préval et le courant lavalas en général a accusé un groupe réactionnaire de la bourgeoisie dit le « groupe de Bourdon », en référence au lieu où ces hommes ont grandi et évolué, d’être de mèche avec le chef de l’Etat pour garantir leurs privilèges mesquins au mépris du bien collectif. «Ces gens-là ont financé la campagne présidentielle de René Préval et aujourd’hui, ils obtiennent tous les juteux contrats comme l’achat (liquidation) de la minoterie », ont avancé en cœur Stanley Lucas et Samuel Madistin. Celui-ci est allé jusqu’à traiter René Préval d’anarchiste et dit ne pas croire en la bonne volonté du chef de l’Etat de sortir le pays de la situation de crise aigue sur les plans économique et social. «René Préval doit se mettre en tête qu’il n’y aura pas d’autres fusibles dans le cas d’une éventuelle émeute.. Il sera tenu responsable de la situation et il paiera les pots cassés », a prévenu Madistin. Les invités de cette émission spéciale de Ranmase se sont tous mis d’accord à la fin pour confier que des jours sombres attendent nos compatriotes avec la montée vertigineuse du prix du pétrole sur le marché local et mondial et avec aussi et surtout la vie chère qui rend impossible les conditions d’existence dans le pays. |
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