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Samedi 23 Août 2008 |
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Ranmase : |
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Patrick Domont dit déplorer la démission de l’Etat à tous les niveaux si bien que la Gosseline, rivière serpentant la rentrée de la ville de Jacmel menace d’engloutir la Cité à la moindre averse pendant que les autorités des ministères de l’Agriculture, de l’environnement et des Travaux Public ne font rien pour empêcher la catastrophe qui s’annonce. Me Coffy ajoute aussi le ministère du tourisme sur la liste des irresponsables en ce sens, dit-il, que Jacmel est la ville touristique par excellence du pays et qu’en conséquence, elle devrait faire l’objet d’une attention spéciale car, elle est l’expérience pilote à partir de laquelle le reste du pays doit s’inspirer pour se mettre en valeur. A propos des négociations, Patrick Domont critique les formations politiques qui refusent d’accepter certains ministères sous prétexte qu’ils sont minuscules, avec un budget très limité alors qu’ils sont à la recherche des boîtes juteuses comme l’Agriculture, les Finances, les Travaux Publics ou l’Intérieur. Me Coffy a répliqué en justifiant l’intérêt des partis car, après tout, il y va de leur prestige et de leur avenir. « Pourquoi accepter un ministère que le clan au pouvoir rejette parce qu’il ne peut pas lui permettre de se mettre en évidence », insiste le juriste et professeur d’histoire qui croit que certains postes politiques peuvent créer beaucoup plus de problème aux partis qui les auront acceptés au lieu de leur permettre d’aller de l’avant et de marquer des points aux yeux de l’opinion publique. Me Hannibal Coffy est parti en guerre contre les secteurs qui mettent en cause la responsabilité des partis politique dans la crise actuelle alors qu’ils essaient d’innocenter René Préval, celui par qui, pourtant, tout le scandale est arrivé, d’après lui. « Qui est-ce qui a choisi de ne pas organiser les élections pour le tiers du sénat à temps ? Qui est-ce qui a préféré faire des vagues avec un procédé malin de partage de responsabilité au lieu de respecter à la lettre ce qu’exige la constitution et le système politique que nous avons choisi lorsqu’il est question de constituer une majorité parlementaire pour gouverner ? », s’est encore interrogé Hannibal Coffy. Le député Domont dont le regroupement parlementaire (CPP) est perçu comme une initiative anti-parti politique est lui critique vis-à-vis des formations politiques dites traditionnelles pendant qu’il a précisé que la CPP ne fait aucune exigence pour ratifier la déclaration de politique générale de Mme Michèle Duvivier Pierre Louis. «Aucune exigence n’est faite au chef de l’Etat », assure t-il et Patrick Domont est d’accord pour que le Président Préval conserve les ministères stratégiques, en même temps qu’il pourra, s’il le souhaite, dit-il, reconduire les ministres dont il était satisfait de la gestion. C’est le cas de Paul Antoine Bien-Aimé (Intérieur), Jean Max Bellerive (Planification), Daniel Dorsainvil (Finances) mais, pas pour Frantz Verrella que le président Préval veut conserver à tout prix en dépit d’un bilan plus que désastreux. « René Préval a dit qu’il va gérer lui-même Verrella, nous lui prenons au mot », a dit Patrick Domont. |
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