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Lundi 5 Août 2008 |
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Conflit PNH /JUSTICE : |
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Alors que la tension était palpable entre les deux principales institutions de la chaine pénale en Haïti après ce qu'il convient désormais d'appeler l'affaire Assad Volcy, les esprits se sont aujourd'hui calmés et le public se met à espérer d'une collaboration efficace pour combattre les ennemis communs, à savoir les kidnappeurs et les voyous de tout acabit qui sèment le deuil et la désolation dans les familles. Intervenant à tour de rôle à l’émission Ranmase samedi dernier sur Caraïbes F.M, les deux protagonistes de la "prétendue" crise Justice/Police, ont chacun indiqué que leur seule boussole reste « la patrie qu’il faut servir et les bandits qu’il faut mettre hors d’état de nuire ». Mario Andrésol, le directeur général de la police et Claudy Gassant, le commissaire du gouvernement près du tribunal civil de Port-au-Prince, en dépit des déclarations pour le moins tapageuses de l’un et de l’autre qui ont alimenté les chroniques quotidiennes en Haïti, ils ont donné l’air de s’entendre. Deux "gentlemen", deux professionnels, dirait-on, qui ne mélangent pas obligation de la fonction avec des prétendues querelles personnelles. "Mario Andrésol était mon ami, on a fait l’exil ensemble et nous sommes restés aujourd’hui des amis", a dit Claudy Gassant qui a poursuivi : "Il n’y a jamais eu d’altercation entre nous, aucun échange de propos grossiers et d’ailleurs, il n’y a pas d’obligation pour que l’on se confronte dans nos responsabilités respectives puisqu’en tant que chef du parquet, je traite directement avec la DCPJ et jusqu’à présent, je n’ai rien à redire de cette collaboration". Le No 1 de la police était lui aussi sur la même longueur d’onde et a mis sur le compte de ceux qui sont à la recherche de sensation forte les informations faisant croire que lui et le commissaire Gassant sont toujours à couteaux tirés. Il faut dire que le directeur de la police s’est toujours montré très amer vis-à-vis d’un secteur de la justice qui cherche toujours les moindres prétextes pour mettre des criminels dangereux arrêtés par la police hors des liens de la détention. Il a souvent avancé le cas de Mme Lucienne Heurtelou Estimé, la femme de l’ancien président Dumarsais Estimé qui a justement été tuée de plusieurs balles par un de ces voyous, libérés par la justice pour des failles de procédures. Le commissaire Gassant était revenu, dans ses déclarations de samedi dernier, sur cette accusation pour indiquer que s’il n’y a pas de corps du délit par exemple, le juge pourra difficilement garder l’individu en question en dépôt. Notons que pour le cas qui avait nécessité les interventions de ces deux hommes à Ranmase, à savoir l’implication présumée du véhicule du chef du service de presse du palais national dans une affaire de kidnapping, les autorités ont reconnu qu’il y avait erreur sur le véhicule et que Assad Volcy n’avait rien à voir. L’intéressé (M. Volcy) était d’ailleurs dans les studios de Caraïbes pour l’émission pour "laver" son honneur et son image salis par cette terrible affaire |
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