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Mardi 5 Août 2008 |
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Conférence de la première ministre ratifiée : |
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| Jean Monard Metellus | ||||
Puis, devant l’insistance des journalistes présents à la conférence, elle a ajouté que "les gens pourront croire ce qu’ils voudront"; sans plus de commen-taires. "La campagne de discrédit, a-t-elle poursuivi, ne s’est pas arrêtée à mon choix sexuel seulement, j’ai aussi entendu des choses du genre que j’étais duvaliériste ou GNBiste ou que j’aurais détourné des fonds qui étaient à ma disposition". Sur la question de la participation des partis politiques dans son gouvernement à venir, Michèle Duvivier s’est montrée totalement favorable tout en reconnaissant la difficulté de la tâche avec 19 partis représentés au parlement et seulement 18 postes de ministres à combler. Toutefois, avance-t-elle, la politique c’est l’art du compromis et partant de ce principe, elle espère que les acteurs trouveront avec le président Préval et elle-même la meilleure formule pour mettre sur pied au plus vite une équipe compétente, dynamique et responsable guidée par un souci constant de mieux-être pour la population et donc, une obligation de résultats. Pour ce faire, Mme Pierre Louis croit que la cohésion gouvernementale doit être le ciment à partir duquel un plan d’action cohérent et une feuille de route claire doivent être définis pour éviter que chacun ne fasse dans son petit coin ce qui lui semblera utile ou nécessaire; d’autant, rappelle t-elle, qu’on est à la veille des élections où les partis chercheront à renforcer leur présence au parlement de la République. Michèle Duvivier Pierre Louis est d’accord avec la proposition de pacte de gouvernabilité pour la prochaine administration et confie qu’un draft a déjà été préparé par le représentant de l’un des partis en discussion hier soir avec le président René Préval et elle-même au palais national. "Mais, je dois avouer que je ne l’ai pas encore lu et je ne peux faire aucun commentaire là-dessus", a déclaré la première ministre ratifiée tout en faisant remarquer que les discussions doivent encore se poursuivre pour que tout soit mis au point. Concernant la production nationale, celle qui a toutes les chances de succéder à Jacques-Édouard Alexis à la primature estime que le problème n’est pas que nos agriculteurs ne produisent pas assez, c’est plutôt un problème d’accessibilité au marché puisque des produits sont gaspillés un peu partout à travers le pays à cause des routes qui sont en mauvais état ou un problème d’encadrement pour le secteur. Sur la revendication des femmes pour une participation féminine de 30% au moins dans la prochaine équipe gouvernementale, conformément aux conventions internationales, Michèle Pierre Louis admet que ce serait parfait si ceci pouvait se faire mais, reconnait que dans le contexte actuel, avec des discussions difficiles avec les partis politiques, l’on peut, peut-être, ne pas atteindre ce pourcentage mais, elle ne perd pas tout espoir. L’état civil haïtien qui exclut des fils et filles du pays des affaires de la nation sera aussi pris en compte même si elle ne promet pas de miracle avant la fin du mandat du président René Préval. Michèle Pierre Louis est pour une nouvelle force publique mais, ne veut pas s’aventurer à faire de commentaires sur le sujet puisqu’une commission était chargée d’en étudier la faisabilité. "Un rapport préliminaire est déjà soumis aux autorités par la commission mais j’en ai pas encore pris connaissance", a-t-elle déclaré. 19 partis souhaitent intégrer le gouvernement et le président René Préval doit aussi conserver certains postes ministériels-clefs; la grande perdante pourrait être Michèle Pierre Louis qui risque de ne pouvoir placer aucun de ses contacts personnels dans le prochain cabinet ministériel. Elle en est consciente et la perspective ne l’effraie pas. Elle a déjà vu ça; un dirigeant seul; c’était dans la pièce à succès "La tragédie du roi Christophe". Est-ce, peut-être, le prix à payer en Haïti aujourd’hui pour être premier ministre ? |
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