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Jeudi 31 Juillet 2008 |
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Dossier des militaires démobilisés : |
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Les militaires qui avaient investi l’ancien bâtiment des casernes dans la ville de Ouanaminthe, au Nord-est du pays occupent toujours cette vielle bâtisse jusqu’à ce jeudi matin mais, apparemment la situation ne devrait pas évoluer dans le sens qu’ils auraient souhaité car, les signaux qui leur parviennent du Cap-Haïtien où une situation similaire s’était produite l’avant-veille au soir ne sont pas du tout encourageants. En effet, une délégation conduite par le ministre de l’Intérieur Paul Antoine Bien-Aimé accompagné notamment du responsable de la commission chargée de dédommager les militaires (l’ex colonel Jeudi) est parvenue depuis hier à faire sortir les anciens membres des FADH de la prison civile qu’ils occupaient depuis mardi soir. Au total, 155 personnes qui se présentaient comme des militaires démobilisés étaient conduites au local de la délégation du Nord dans la deuxième ville du pays pour des discussions qui ont duré plusieurs heures avant de se terminer sur une solution plutôt satisfaisante pour les autorités. 7 d’entre eux ont été arrêtés pour des motifs divers dont l’un était activement recherché pour des activités liées au kidnapping alors que trois sont accusés de détention illégale d’arme à feu. Les autorités ont aussi décidé de garder en détention des personnes dont 6 femmes qui n’avaient jamais appartenu aux forces armées et qui se trouvaient à l’intérieur du mouvement; certaines autres avaient déjà reçu leur dédommagement et étaient parmi ceux qui réclamaient leur fond de pension et des arriérés de salaire de plusieurs mois. En revanche, ceux dont les revendications étaient légitimes pour n’avoir pas reçu même un sou de l’État devront être dédommagés sous peu, a décidé la délégation qui devrait aussi se rendre ce jeudi à Ouanaminthe. En attendant, les Ouanaminthais vivent dans une grande inquiétude, ne sachant pas exactement ce qui va se produire pour déloger les militaires démobilisés de leur base. Ces derniers continuent à vivre comme si tout allait très bien dans le meilleur des mondes, entretenant le meilleur rapport possible avec la police et la population locales alors que dans le même temps le sort de leur mouvement est sans doute déjà scellé dans l’esprit des émissaires du ministère de l’Intérieur déjà en route pour la ville. |
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