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Lundi 5 Août 2008 |
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L'ancien Président Lesly François Manigat à coeur ouvert |
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Lesly Manigat reconnait toutefois que René Préval aurait pu, peut-être, gagner les élections, même dans l’hypothèse d’un second tour qui les mettrait face à face mais, il déplore le fait que l’expérience n’ait pas été tentée pour donner une chance à la démocratie tout en réaffirmant que le scénario mis en place n’était qu’une forfaiture, un coup bas comme le pays en a beaucoup connu. Revenant sur le choix du peuple pour la présidence, Lesly François St Roc Manigat n’a pu s’empêcher de penser à la situation d’un Antoine Simon (inculte et ancien chef de section) préféré à l’intellectuel de belle lettre qu’était Anténor Firmin pour conduire les destinées du pays ou à celle de Jésus Christ lui-même condamné au crucifix alors que Barabas était libéré par la populace qui était invitée à choisir entre les deux hommes. Dans la combine, l’ancien secrétaire général du RDNP n’a pas oublié ses anciens compagnons politiques (9 au total) qui avaient signé un pacte pour la convivialité et la modernité au terme duquel, ils devaient tous se mettre à travailler au profit de celui d’entre eux qui arriverait au second tour face au candidat incarnant la résurgence de l’ordre lavalas ancien (René Préval). "Ce sont les intérêts qui guident au mépris du respect de la parole donnée ou de l’engagement pris", a déploré M. Manigat qui a rappelé que depuis Dessalines la réalité a toujours été ainsi dans le pays et que ce volte-face indécent ne l’a guerre surpris. Questionné sur sa situation politique personnelle, l’historien et écrivain a indiqué avoir longtemps pris ses distances par rapport à la politique active (une forme de retraite) mais, il a pris soin de préciser, en pesant ses mots, que s’il y a une situation exceptionnelle qui nécessite que sa compétence professionnelle et « son bon passé politique » soient mis à contribution, dans le cadre d’un pouvoir de salut public par exemple, il accepterait volontiers car, un refus de répondre à l’appel de l’histoire aurait pu être considéré comme un geste d’apatride. "Alors, sur ce point-là, oui Jean-Monard, tu peux dire que je suis en réserve de la République mais, pas dans la formule Pompidou par exemple, où on se met en retrait mais, en utilisant toutes les combines pour que l’on soit demain au devant de la scène", a indiqué le politicien émérite. Un mot sur le prétendu "manque d'intérêt" du président Préval pour le pouvoir ? "Je ne crois pas du tout à ça; les gens le répètent à tort; tout comme on dit qu’on a été le chercher à Marmelade pour qu’il soit candidat. Les faits prouvent au contraire qu’il utilise toute sorte de manœuvre pour conserver son pouvoir", a dit Lesly Manigat qui ne croit non plus pas qu’un départ anticipé de René Préval soit dans l’intérêt du pays. A la question de savoir si ce dernier pourra retourner dans sa province natale pour vivre sa retraite après son mandat, Lesly Manigat a déclaré sans ambages non car, à son sens, il faudrait que son bilan soit vraiment très bon pour le faire et apparemment, ce n’est pas ce qu’il constate. Lesly François St Roc Manigat a soigneusement évité de répondre à certaines questions d’actualité comme les rumeurs sur la préférence homosexuelle supposée de la première ministre ratifiée, la participation ou non des partis politiques dans le prochain gouvernement ou les blocs majoritaires qui se forment au parlement, référant la presse à sa femme qui est la seule habilitée à répondre à ses questions pour le compte du Rassemblement des Démocrates Nationaux progressistes (RDNP) dont elle est la nouvelle secrétaire-générale. Pour conclure l’ex-président Manigat a déclaré : « M pa renmen pouvwa anko », en réponse à une question relative à des critiques qui lui sont souvent adressées à propos d’une relative obsession pour la présidence du pays. |
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