![]() |
|||
Dimanche 8 Août 2008 |
||||
Haïti / Insécurité : |
||||
| Jean Monard Metellus | ||||
«Ça s’arrêtera jamais », a commenté ce week-end un père de famille inquiet pour la sécurité de ses deux garçons (William 8 ans et Marvin 4 ans) à l’approche de la réouverture des classes à Port-au-Prince. Sauveur Delva commentait avec notre reporter, Frantz Pierre Louis, la grande offensive des bandits qui ont instauré la peur dans les foyers vendredi soir en frappant plusieurs coups dans la capitale haïtienne. En effet, un jeune de la sélection des moins de 17ans qui a participé à la coupe du monde de la catégorie qui s’est déroulé au mois d’Août de l’année dernière s’est fait enlever vendredi soir dans un quartier de Pétion Ville en compagnie d’un ami qui l’accompagnait dans un club de la ville, a appris Infohaiti.net auprès de la police locale. Les bandits auraient utilisé un habile stratagème pour perpétrer leur forfait. Ils auraient délibérément frappé la voiture du jeune footballeur et quand celui-ci et son ami qui se trouvaient à l’intérieur étaient sortis pour constater les dégâts, les voyous les ont maitrisés et sont partis de force avec eux. Plusieurs autres cas d’enlèvement auraient aussi été enregistrés ça et là dans la région métropolitaine comme sur la route de Frères à Pétion Ville, à delmas 19 ou à la Plaine du Cul de Sac. Nous essaierons de confirmer ces informations dans les prochaines heures. En attendant, les commentaires vont bon train et à l’istar de M. Delva, plusieurs parents sont inquiets et demandent aux autorités de se reprendre pour mettre fin à leurs chamailleries de bas-étage pour s’attaquer réellement aux bandits. « Je savais que les bandits allaient profiter des dissensions entre la police et la justice pour pointer leur nez et c’est ce qu’ils ont fait », a dit sauveur Delva qui fait référence au feuilleton à rebondissement entre le parquet de Port-au-Prince et le ommissariat de Pétion Ville. Le commissaire Frantz George l’avait dit; le moral des troupes est atteint et celles-ci se demandent « à quoi bon de mettre leur vie en danger pour respecter la devise de la police (Protéger et Srvir) quand leur travail n’est pas compris ou quand un commissaire du gouvernement peut décider, quand bon lui semble, de lancer un mandat à l’encontre du commandant au moment même ù celui-ci cherche à mettre les bandits hors d’état de nuire », a déclaré ce père de famille qui prend carrément fait et cause pour le commissaire George dans ce conflit ouvert qui l’oppose au chef du parquet de Port-au-Prince, Claudy Gassant. |
||||
