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Dimanche 3 Septembre 2006

Le Scandale de la Corruption à la Chancellerie Haïtienne étalé à Ranmase

Par Jean Monard Metellus- InfoHaiti.net (Port-au-Prince, HAITI)
Le président de la commission des affaires étrangères de la chambre basse, le député lavalas Sorel François était dans les studios de Radio Caraïbes ce samedi à l'émission RANMASE pour débattre de ce sujet qui défraie la chronique depuis plusieurs semaines en Haïti. L'artiste engagé et grand militant politique Joseph Emmanuel Charlemagne était lui en studio pour commenter l'actualité de la semaine. L'ancien maire de la capitale, opinant sur la question du kidnapping, a estimé que cette "industrie" a débuté avec des hommes dans l'entourage de l'ancien pouvoir lavalas qui enlevaient des gens du milieu de la drogue pour réaliser leur "beurre" et que la situation a dégéré peu à peu au point de devenir incontrolable pour les autorités de l'époque. "Le président Préval connait aussi bien que moi la chaine qui nous a conduits à la situation actuelle", a déclaré celui qui a passé sa vie à chanter contre l'impérialisme américain pour plus tard adopter la nationalité américaine par dégoût et déception des hommes de la gauche dont il se révendiquait, se défend-il à RANMASE. La vedette de la chanson "engagée" haïtienne estime que le secteur bourgeois a autant de responsabilité que le pouvoir antérieur lavalas dans les actes de violence et de banditisme dans la capitale. "Cité Soleil et Grand'Ravine ont des armes mais, les quartiers huppés de Port-au-Prince en ont aussi", a indiqué M. Charlemagne qui croit que le pouvoir avait manipulé ces malheureux en leur fournissant des armes mais, les gens aisés qui sont tout aussi corrompus et mêlés dans le trafic de la drogue que les Kétan et autres ont également donné des armes à ces gens dans un souci d'établir l'équilibre de la violence. Dans un autre registre et répondant aux accusations du député Sorel François qui avait fourni un luxe de détails sur des sommes qui auraient été détournées sous l'administration de l'équipe de transition dans la chancellerie haïtienne, particulièrement dans l'ambassade haïtienne à Washington, l'ambassadeur Raymond A. Joseph mis en cause dans cette affaire a démenti les informations du parlementaire et refuser l'interaction en direct avec celui-ci sur le sujet exigeant que M. François lui présente des excuses pour avoir présenté des faits tout à fait différents de la réalité dans son rapport d'enquête à la mission diplomatique à Washington. Le noeud de la question est ce compte (A/C-549) que l'ambassadeur Joseph dit avoir alimenté pendant près de deux ans pour le compte de l'Etat haïtien avec les recettes des frais de passeport de toute missions consulaires et diplomatiques haïtiennes à l'étranger et qui s'est révélé inexistant, c'est-à-dire le compte aurait été fermé et sans un sou pendant tout ce temps. L'ancien consul d'Haïti à Barahona, Harry Joseph est intervenu aussi depuis New York pour réfuter les accusations portées contre lui par l'actuel ministre des affaires étrangères, Reynald Clérismé selon lesquelles il aurait pris de l'argent de quelques asiatiques pour leur faciliter l'entrée sur le territoire haïtien via la République dominicaine. Harry Joseph met quiconque en défi de prouver qu'un diplomate avant lui aurait aussi marqué la présence haïtienne (dans le bon sens bien sûr) à Barahona. "Si c'est ainsi que la nation veut me remercier pour les bons et loyaux services que je lui ai rendus, je l'accepte", a encore dit l'ex consul qui dit avoir la conscience tranquille et se déclare prêt à participer à toute enquête sérieuse du parlement destinée à faire le jour sur toutes les accusations portées contre sa gestion au consulat de Barahona.
 
   
   
   
   
 
   
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